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Comment ça te lit.

Cinq traits, mesurés à partir de tes réponses. Tout ce qui vient après est une lecture, et cette page fait le tri entre les deux.

Les cinq traits

Est-ce que ce test de personnalité est sérieux ?

Oui, et il est court exprès. Trente-huit affirmations te situent sur cinq traits : ton énergie, comment tu prends l’information, comment tu décides, la dose de structure qu’il te faut, et comment tu tiens sous pression.

Ces cinq-là, c’est le Big Five, le modèle que la recherche sur la personnalité a, pour l’essentiel, fini par retenir. Goldberg a posé la structure en cinq facteurs en 1990, et Costa et McCrae en ont publié un questionnaire complet en 1992. John et Srivastava (1999) ont retracé l’origine du modèle, et Soto et John (2017) ont construit l’un des instruments utilisés aujourd’hui.

Source · Goldberg, 1990 · Costa and McCrae, 1992 · John and Srivastava, 1999 · Soto and John, 2017

Comment un score se construit

Le test de ce site tient en trente-huit affirmations : huit par trait pour l’énergie, l’information, les décisions et la structure, et six pour le cinquième trait. Chaque réponse porte un poids, et la somme pondérée te place en un point entre 0 et 100 sur ce trait. Les mêmes réponses donnent toujours les mêmes chiffres, ce qui est de l’arithmétique et pas la preuve de quoi que ce soit : une calculatrice est constante, elle aussi.

Ce 0 à 100 dit où tes réponses se placent entre les deux bouts de l’échelle. Ce n’est pas un classement face aux autres : un classement demande un échantillon de référence, et nous n’en avons pas. Nous n’avons pas non plus publié de chiffres de fidélité ou de validité pour ces trente-huit affirmations, comme en fournit un inventaire de recherche, alors prends ces chiffres pour une lecture attentive de ce que tu as répondu, et pas pour un fait mesuré à ton sujet.

Vous avez écrit les questions vous-mêmes ?

Oui. Nous avons écrit les trente-huit affirmations, en visant les mêmes traits que la banque d’items du domaine public (Goldberg et collègues, 2006), et en les formulant pour un téléphone plutôt que pour un laboratoire. Cette banque est la référence, pas le texte : aucune affirmation ici n’en est tirée, et aucune n’est tirée d’un test payant.

Source · Goldberg and colleagues, 2006

D’où viennent les quatre lettres ?

De quatre de tes cinq scores, chacun traduit en une lettre. McCrae et Costa (1989) ont constaté que ces quatre lettres correspondent à quatre des traits du Big Five, et ont soutenu dans le même article que ces scores en disent plus lus comme des échelles que comme des cases. C’est exactement l’usage que nous en faisons ici. Ton cinquième trait, Climat émotionnel, n’a aucune lettre, il reste donc un chiffre.

Un code est donc une étiquette posée sur des chiffres, et l’étiquette est la partie qui peut être fausse : quand un score se tient près du milieu, répondre un autre jour peut faire basculer cette lettre de l’autre côté. Des chercheurs qui ont passé en revue les systèmes à quatre lettres sont allés plus loin : selon eux, l’idée même de ranger les gens dans ces cases n’est pas étayée (Pittenger, 2005 ; Stein et Swan, 2019). Nous pensons qu’ils ont raison. C’est pourquoi, ici, le chiffre est le résultat et la lettre seulement son nom, et pourquoi nous affichons le second code à côté du tien chaque fois que c’était serré.

Source · McCrae and Costa, 1989 · Pittenger, 2005 · Stein and Swan, 2019

À quoi ressemble un cas serré

Imagine que ton trait de décision sorte à 52 sur 100. Ici, tout ce qui va de 40 à 60 compte comme un cas serré, donc 52 en est un : réponds un autre jour et cette lettre peut partir de l’autre côté. Quand ça arrive, nous le disons sur ton résultat et nous nommons le second code à côté du tien, au lieu d’afficher un seul code comme si c’était net.

Ces dix points de part et d’autre du milieu sont une limite que nous avons tracée, pas une marge d’erreur que nous avons mesurée. Une vraie marge viendrait de faire passer deux fois le même test aux mêmes personnes, et nous ne l’avons pas fait : cette page ne donne donc aucun taux de bascule pour une lettre, et n’en crois aucun venant de quelqu’un qui ne l’a pas mesuré non plus.

Pourquoi cette question sur le genre ?

En moyenne, les hommes et les femmes répondent un peu différemment, surtout sur deux des cinq traits (Costa, Terracciano et McCrae, 2001). Le sens de l’écart s’est répété dans toutes les vingt-six cultures que couvrait cette étude, mais pas son ampleur : l’écart était le plus large dans les échantillons occidentaux, ce que les auteurs ont eux-mêmes qualifié de surprise. Et chacun de ces écarts reste petit à côté des différences entre les gens à l’intérieur d’un même groupe.

Ta réponse déplace donc un seul trait, ta façon de tenir sous pression, de quatre points sur cent, vers le milieu du groupe que tu as nommé. Ces quatre points, c’est nous qui les avons fixés, volontairement plus petits que la zone des cas serrés, et non un chiffre relevé sur un échantillon de référence que nous n’avons pas. Ils peuvent faire pencher un résultat déjà serré, ils ne peuvent pas renverser un résultat net, et les quatre autres traits se lisent de la même façon pour tout le monde. La question a aussi une réponse pour qui ne s’y retrouve pas, et cette réponse se lit exactement comme une question sautée : tout contre la moyenne générale, rien de deviné.

Source · Costa, Terracciano and McCrae, 2001

Est-ce que les gens changent ?

Lentement, et surtout dans le même sens : avec l’âge, les gens deviennent plus posés et plus consciencieux (Roberts et collègues, 2006). Lis ça de près, parce que c’est une phrase à laquelle on fait vite dire plus qu’elle ne dit. Ce résultat suit la moyenne de grands groupes sur des décennies. Il ne dit pas de combien ton propre score peut bouger entre le mois dernier et aujourd’hui, et nous ne l’avons pas mesuré pour ce test non plus.

Donc si tu refais le test et qu’une lettre a bougé, la première explication honnête n’est pas que tu as changé. Regarde du côté des cas serrés : une lettre qui bascule est le plus souvent une lettre dont nous t’avions déjà dit qu’elle se tenait près du milieu.

Source · Roberts and colleagues, 2006

D’où vient un score de compatibilité ?

Des quatre lettres de chaque côté, et de la façon dont chacun tient sous pression : se ressembler là où ça aide, différer là où ça reste intéressant.

La moitié qui porte sur la tenue sous pression est celle qui nous manque le plus souvent, parce que c’est un chiffre et pas une lettre. C’est pourquoi une page de compatibilité affiche une fourchette plutôt qu’un chiffre unique, et pourquoi cette fourchette se resserre dès que l’un des deux a fait le test. C’est notre lecture de deux résultats, pas une mesure de la relation. Sers-t’en pour ouvrir une conversation, pas pour la refermer.

L’appli Charactly ouvre le reste : l’attachement, la lecture d’une vraie conversation, et ce qu’une lecture ne peut pas voir. Tu peux rejoindre la liste d’accès anticipé.

Sources

Les auteurs, l’année, et où le travail a été publié. Chaque ligne qui a un lien permanent le porte ; les livres les plus anciens n’en ont pas.

Charactly est une lecture, pas un examen médical et pas le nom d’une maladie. Quand un chiffre d’ici contredit la personne que tu sais être, crois cette personne.

Faire le test